J'ai lancé en beta-test via Twitter, il y a de cela un mois environ, l'application Youspot pour Android. Cette application est gratuite et sans publicité, et permet de «wardriver» ainsi que de centraliser les informations sur les points d'accès détectés.
Présentation de l'application Youspot
L'objectif premier de cette application est de fournir aux possesseurs de smartphones une alternative à a connexion 3G. En effet, il y a dans les villes de nombreux points d'accès ouverts, sur lesquels les connexions sont possibles et plus efficaces que la 3G. A l'heure où le trafic 3G est montré du doigt, le Wifi collaboratif peut devenir une alternative viable.
Les utilisateurs ont aussi la possibilité de recenser les points d'accès manuellement, via le site de l'application. Pour le moment, l'application et le site étant en version beta, il n'y a pas possibilité de retirer un point d'accès connu de la base de connaissances. Cette fonctionnalité devrait être implémentée rapidement.
Fonctionnement de Youspot
L'application Youspot, une fois installée sur un smartphone Android (version >= 1.5) scanne les réseaux sans-fils alentours, et les envoie dans la base de connaissances de Youspot. Celle-ci vérifie si les points d'accès sont connus, auquel cas elle retourne des informations complémentaires (clef d'authentification, si connue, etc ...). Aucune information privée n'est transmise, pas même la configuration des points d'accès enregistrés dans le smartphone, ni la localisation géographique, ou encore le numéro IMEI.
Les données collectées servent à générer deux graphes de statistiques, le premier proposant une synthèse du nombre de points d'accès par fournisseurs d'accès Internet, le second synthétisant la répartition des chiffrements employés par les points d'accès recensés. Une carte est aussi disponible (mise à jour différée), et permet de localiser des points d'accès ouverts ou accessibles, et ceux qui sont (a priori) correctement protégés. A ce jour, plus de 30 000 points d'accès ont été recensés par les beta-testeurs !
Chiffrement des points d'accès sans-fil
Il est assez effarant de voir que bon nombre de points d'accès utilisent encore le chiffrement WEP (29%), et même que 6,3% de ceux-ci sont (a priori) complètement ouverts. Seuls 18,8% des points d'accès utilisent le chiffrement WPA2. Le manque d'information et l'obsolescence des points d'accès (qui ne supportent pas WPA/WPA2 pour la grande majorité) sont des raisons plausibles pouvant expliquer ces constatations.
L'Hadopi a du souci à se faire, tout particulièrement en ce qui concerne la sécurisation des points d'accès sans-fil et des moyens de sécurisation. Les FAIs ont tenté de faire des efforts en ce qui concerne les modes de chiffrement par défaut, mais certains irréductibles continuent d'employer le chiffrement WEP (qui a dit que la Nintendo DS ne supportait pas WPA ?), pour moultes raisons.
<article44|flattr>
Mise à jour [16/02/2011] - TF1 a modifié son lecteur Flash et remplacé la méthode incriminée par une version propre, nommée "hasRedirect". La version du player analysée dans cet article était la 4.0.80, celle actuellement en place sur les sites de WAT et TF1 est désormais la 4.0.81 .
Article original du 13/02/2011:
Je me suis (encore) penché sur la sécurité des applications Flash, notamment à cause de la médiatisation du streaming et du tintouin que cela a causé vis-à-vis de l'Hadopi, en espérant trouver quelque-chose du côté de TF1 et M6 (ces deux sociétés ont misé il y a quelques années sur le streaming, avec leur service de "catch-up" TV).
Et j'ai trouvé un truc bien cocasse.
Le player flash de WAT + une méthode bizarre
La plateforme WAT est une plateforme de diffusion de vidéo, propriété de TF1 qui s'en sert aussi de socle pour la diffusion des vidéos de "catch-up", via le protocole RTMPE (pur streaming). Il n'y a donc plus de problème de fuites de vidéos au format FLV, comme j'ai pu l'aborder dans un pécédent post.
Cette plateforme s'articule autour d'un lecteur vidéo développé maison, et intégré notamment dans les sites de WAT (http://www.wat.fr) et de TF1 vidéos (http://videos.tf1.fr). C'est en plongeant les mains dans le code de ce lecteur maison que j'ai pu identifier une routine peu commune:
override public function get hasPiegeACouillon() : Boolean
*
if (isEmbedMode)
{
return PlayerDataManager.getInstance().flashVars.hasRedirect == "1";
*
return super.hasPiegeACouillon;
}
Et là je suis resté coincé entre le rire et l'étouffement. Je me suis ensuite demandé à quoi servait cette méthode particulière, car des fois on trouve ce genre de choses dans des objets Flash sans qu'elles soient réellement fonctionnelles.
Investigation
J'ai donc fouillé dans le code désassemblé, et j'ai pu identifier la référence à cette méthode:
case "BAR_CLICKED":
*
if (super.playerState.currentErrorType == PlayerState.ERROR_TYPE_RSYND)
{
PlayerUtil.openPage(PlayerContextManager.getInstance().currentContextRules.targetCouillon);
return;
*
if (PlayerContextManager.getInstance().currentContextName == PlayerContext.CONTEXT_PLAYER_PUB || PlayerContextManager.getInstance().currentContextRules.hasPiegeACouillon && !(super.playerDataManager.flashVars.playerType == "watPlayer" && super.playerState.currentMediaObject.media.visibleOnWAT != false))
*
if (PlayerContextManager.getInstance().currentContextName == PlayerContext.CONTEXT_PLAYER_PUB || super.playerDataManager.flashVars.playerType == "watPlayer" && super.playerState.currentMediaObject.media.visibleOnWAT != false || super.playerDataManager.flashVars.playerType == "tf1Player" && super.playerDataManager.flashVars.permalink != null)
{
PlayerUtil.openPage(PlayerContextManager.getInstance().currentContextRules.targetCouillon);
*
}
else if (super.playerState.currentPlayerState == PlayerState.CURRENT_PLAYER_STATE_WAITING)
*
super.playerState.currentPlayerState = PlayerState.CURRENT_PLAYER_STATE_PAUSING;
*
else
*
super.playerState.wishPlayerState = PlayerState.WISH_PLAYER_STATE_PLAY;
*
break;
}
Traduisez par: "Si un couillon clique sur la pub, alors on le redirige sur le site concernant la pub" (targetCouillon). On voit clairement que pour les développeurs, la pub est un simple piège à couillons.
Le mot de la fin
J'espère que cette bourde ne traduit pas une considération en place chez TF1, qui consiste à considérer les internautes comme des "couillons", parce que sinon ils sont bien mal partis. De plus, je pense sincèrement que les annonceurs de TF1 et de WAT apprécieront leur humour (ou pas).
<article43|flattr>
Numerama.fr, le site d'actualités publié par PressTIC, s'est associé avec Flattr afin de fournir à ses lecteurs la possibilité de rétribuer Numerama mais aussi les membres participant à la vie du site. Flattr est un service de micro-paiement communautaire innovant, lancé par l'ancien porte-parole de The Pirate Bay, Peter Sunde en avril 2010 (source Numerama).
J'avais alors créé un compte pour me rendre compte de ce que c'était, sans pour autant accrocher (on ne pouvait faire des transferts qu'avec paypal). Or depuis peu, le transfert via le paiement en ligne est disponible, et j'ai donc réactivé mon compte afin d'une part de pouvoir rétribuer Numérama (que je consulte allègrement) et d'autres trucs comme le très apprécié Babozor et sa grotte du barbu, ou mon ami Korben. Le principe du micro-paiement mis en oeuvre par Flattr est super simple: vous créditez votre compte Flattr d'un montant fixe (vos "Means"), et vous décidez d'un montant à verser par mois aux "trucs" que vous aimez, et qui sont référencés sur Flattr. Rien de plus simple pour les rétribuer, il suffit de cliquer sur le bouton Flattr apposé sur le site de Korben par exemple ou sur celui de la grotte du barbu, et Flattr se charge de calculer la part reversée à chacun des trucs que vous avez apprécié (et "Flattré").
J'en ai donc profité pour ajouter un bouton Flattr à ce site, afin de voir si ca peut au moins rembourser l'hébergement à l'année (en supposant que vous trouviez ce site un tant soit peu utile). Pour les amateurs de iJaw (l'extension Firefox pour downloader les zics de jiwa -- PoC) ou ceux qui aiment DShark (mon projet de sniffer sur Nintendo DS), vous pouvez supporter le développement en "Flattrant" ;). Rien d'obligatoire, surtout en cette période de crise économique.
Cette initiative est tout de même à saluer, car elle est désormais abordable (bien que le site de flattr soit toujours en anglais), et peut vous permettre de vous faire rétribuer et de rétribuer les initiatives ou les personnes que vous jugez méritantes. Numerara espère aussi via ce moyen récupérer un brin de financement, et favoriser les articles reflétant une recherche autant dans le fond que dans la forme plutôt que de la reprise de dépêche pure et simple.
<article42|flattr>